4^2 MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
cependant l’application ne peut être juste si elle n'estpoint réciproque et impartiale, le plénipotentiaire fran-çais n’hésiterait pas à s’expliquer sans retard de la ma-nière la plus positive sur cette demande, si chaque sa-crifice qui peut être fait et le degré dans lequel il peutl’être ne dépendaient pas nécessairement de l’espèceet du nombre de ceux qui seront demandés, commela somme des sacrifices dépend aussi nécessairementde celle des compensations ; toutes les questions d’unetelle négociation sont tellement liées et subordonnéesles unes aux autres, qu’on ne peut prendre de partisur aucune, avant de les connaître toutes. Il ne peutêtre indifférent à celui à qui on demande des sacrificesde savoir au, profit de qui il les fait et quel emploi onveut en faire, enfin si, en les faisant, on peut mettretout de suite un terme aux malheurs de la guerre. Unprojet qui développerait les vues des alliés dans toutleur ensemble remplirait ce but.
Le plénipotentiaire 'renouvelle donc de la manièrela plus instante la demande que les plénipotentiairesdes cours alliées veuillent bien s’expliquer positivementsur tous les points précités.
Après avoir pris lecture de ce qui vient d’être in-séré au protocole de la part de M. le plénipotentiairede France , les plénipotentiaires des cours alliées dé-clarent qu’ils prennent sa réponse ad referendum.
Châtillon-sur-Seine , le 7 février 1814.
Signé, Caulaincourt , duc de Vicence.
Signé, Lecomte de Stadion, Aberdeen, Humboddt,le comte de Razoumowski, Cathcart , CharlesStewart.