PIKCF-S JUSTIFICATIVES. 4^1
Après que M. le duc de Vicence a entendu la lec-ture de cette proposition, il s établit de part et d’au-tre entre les plénipotentiaires une conversation expli-cative de l’objet, à la suite de laquelle S. Exc. leplénipotentiaire français observe que la propositionétant de trop grande importance pour pouvoir y ré-pondre immédiatement, il desire à cet effet que laséance soit suspendue.
Les plénipotentiaires des cours alliées n’hésitent pasà déférer à ce désir, et l’on convient de continuer laséance à huit heures du soir.
Les plénipotentiaires reprenant la séance à l’heureconvenue, M. le duc de Vicence déclare ce qui suit:
Le plénipotentiaire de France renouvelle encorel’engagement déjà pris par sa cour de faire, pour lapaix, les plus grands sacrifices , quelque éloignée que lademande faite dans la séance d’aujourd’hui, au nomdes puissances alliées, soit des bases proposées par ellesà Francfort et fondées sur ce que les alliés eux-mê-mes ont appelé les limites naturelles de la France ;quelque éloignée qu’elle soit des déclarations quetoutes les cours n’ont cessé de faire à la face de l’Eu-rope ; quelque éloignée que soit même leur propositiond’un état de possession analogue au rang que la France a toujours occupé dans le système politique, bases queles plénipotentiaires des puissances alliées rappellentencore dans leur proposition de ce jour. Enfin quoi-que le résultat de cette proposition soit d’appliquer àla France seule un principe que les puissances alliéesne parlent point d’adopter pour elles-mêmes, et dont