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Tome deuxième. [2/2.]
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MÉMOIRES DE NA.POLÉON.

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aussi essentielles à la sûreté <le l’Europe que néces-saires à l’arrangement d’une paix générale de l’Eu-rope , ils ne pourraient interpréter tout retard ulté-rieur d’une réponse à leurs propositions que commeun refus de la part du gouvernement français . Enconséquence les plénipotentiaires des cours alliées ,prêts à se concerter avec M. le plénipotentiaire fran-çais , à l’égard du temps indispensablement nécessairepour communiquer avec son gouvernement, ont or-dre de déclarer que, si à l’expiration du terme re-connu suffisant et dont on sera convenu conjointe-ment avec M. le plénipotentiaire français , il n’étaitpas arrivé de réponse qui fût en substance d’accordavec la base établie dans le projet des alliés, la négo-ciation serait regardée comme terminée et que lesplénipotentiaires des cours alliées retourneraient auquartier-général.

Après s’être acquitté de cette déclaration, dont co-pie a été remise à M. le plénipotentiaire de France , leplénipotentiaire autrichien, au nom de ses collègues,ajoute verbalement que les plénipotentiaires des coursalliées sont prêts à discuter dans un esprit de conci-liation toute modification que M. le plénipotentiairefrançais pourrait être autorisé à proposer ; mais queles cours alliées ne sauraient écouter aucune proposi-tion qui différât essentiellement du sens de l’offredéjà faite par M. le plénipotentiaire de France , etque si pareille prétention était mise en avant par laFrance , les alliés seraient obligés, dans ce cas, quoi-qu’à regret, de remettre la décision au sort des armes.