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Tome deuxième. [2/2.]
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MÉMOIRES DE NAPOLEON .

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immense de sa richesse, cet autre élément de la puis-sance P La Russie, l’Angleterre , ont conservé tout cequelles ont acquis. L’Autriche et la Prusse ont, à lavérité, fait des pertes ; mais renoncent-elles à les ré-parer, et se contentent-elles aujourd’hui de l’état depossession dans lequel la guerre présente les a trouvées?Il diffère cependant peu de celui qu’elles avaient il y avingt ans.

Ce n’est pas pour son intérêt seul que la France doit vouloir conserver la même puissance relativequelle avait : qu’on lise la déclaration de Francfort (voyez pièce jointe, n° 4)» et l’on verra que les sou-verains alliés ont été convaincus eux-inêmes que c’é-tait aussi P intérêt de PEurope. Or, quand tout a changéautour de la France , comment pourrait-elle con-server la même puissance relative en étant replacée aumême état qu’auparavant ? Replacée dans ce mêmeétat, elle n'aurait pas même le degré de puissance ab-solue qu'elle avait alors : car ses possessions d’outre-mer étaient incontestablement un des éléments decette puissance ; et la plus importante de ces posses-sions, celle qui par sa valeur égalait ou surpassaittoutes les autres ensemble, lui a été ravie ; peuimporte par quelle cause, elle l’a perdue. Il suffitqu’elle ne l’ait plus, et qu’il ne soit pas au pouvoirdes alliés de la lui rendre.

Pour évaluer la puissance relative des états, ce n’estpas assez de comparer leurs forces absolues, il fautfaire entrer dans le calcul l’emploi que leur situationgéographique les contraint ou leur permet d’en faire.