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Tome deuxième. [2/2.]
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a faites e.u-deça des Alpes et du Rhin , et que les trai-tés de Lunéville et d’Amiens lui avaient assurées, suf-firaient même pour rétablir entre elles et les grandespuissances de l’Europe l’équilibre que les changementssurvenus dans l’état de possession de ces puissancesont rompu.

Le plus simple calcul démontre jusqu’à l’évidence,que ces acquisitions, jointes à tout ce que la France possédait en 1792, seraient encore loin de lui donner lemême degré de puissance relative qu’elle avait alors,et qu’elle avait constamment eue dans les temps anté-rieurs; et cependant on lui demande, non pas d’enabandonner seulement une partie quelconque, maisde les abandonner toutes ; quoique, dans leur déclara-tion de Francfort , les souverains alliés eussent an-noncé à l’Europe qu’ils reconnaissaient a la France unterritoire plus étendu qu’elle ne Vavait eu sous ses rois.

Les forces propres d’un état ne sont pas l’uniqueélément de sa puissance relative, dans la compositionde laquelle entrent encore les liens qui l’unissent àd’autres états, liens généralement plus forts et plusdurables entre les états que gouvernent des princesd’un même sang. L’empereur des Français possède,outre son empire, un royaume ; son fils adoptif en estl’héritier désigné. D’autres princes de la dynastie fran-çaise étaient possesseurs de couronnes ou de souve-rainetés étrangères. Des traités avaient consacré leursdroits, et le continent les avait reconnus. Le projetdes cours alliées garde à leur égard un silence queles questions si naturelles et si justes du plénipoten-