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Tome deuxième. [2/2.]
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PIÈCES JUSTIFICATIVES. 455

tiaire de France n’ont pu rompre. En renonçant ce-pendant aux. droits de ces princes, et à la part depuissance relative qui en résulte pour elle, ainsi qu’àce qu’elle a acquis en-deça des Alpes et du Rhin , laFrance se trouverait avoir perdu de son ancienne puis-sance relative maritime et continentale, précisémenten même raison que celle des autres grands états s’estdéjà ou se sera accrue à la paix par leurs acquisi-tions respectives. La restitution de ses colonies, quine ferait alors que la replacer dans son ancien état degrandeur absolue ( ce que même la situation de Saint-Domingue ne permettrait pas d’effectuer complète-ment ), ne serait point, ne pourrait pas être une com-pensation de ses pertes : seulement ses pertes enseraient diminuées, et ce serait sans doute le moinsauquel elle eût le droit de s’attendre ; mais que luioffre à cet égard le projet des cours alliées P

Des colonies françaises tombées au pouvoir del’ennemi ( et les guerres du continent les y ont faittomber toutes ) il y en a trois que leur importance,sous des rapports divers, met liors de comparaisonavec toutes les autres; ce sont la Guadeloupe , laGuyane, et l’île de France .

Au lieu de la restitution des deux premières, leprojet des cours alliées n’offre que des bons-officespour procurer cette restitution, et il semblerait d’a-près cela que ces deux colonies fussent entre lesmains de puissances étrangères à la négociation pré-sente et ne devant point être comprises dans la fu-ture paix. Tout au contraire les puissances qui les oc-