458 MÉMOIRE^ DE NA POISON,
partiendra ce qu’elle aura cédé ! On veut qu'elleignore quels doivent être ses plus proches voisins ; onveut régler sans elle le sort des pays auxquels elleaura renoncé, et le mode d’existence de ceux aveclesquels son souverain était lié par des rapportsparticuliers; on veut sans elle faire des arrangementsqui doivent régler le système général de possession etd’équilibre en Europe ; on veut qu’elle soit étrangèreà l’arrangement d’un tout dont elle estime partie con-sidérable et nécessaire ; on veut enfin qu’en souscri-vant à de telles conditions, elle s’exclue en quelquesorte elle-même de la société européenne.
On lui restitue ses établissements sur le continentde l’ T nde, mais à la condition de posséder commedépendante et comme sujette ce qu’elle y possédaiten souveraineté.
Enfin on lui dicte des règles de conduite pour lerégime ultérieur de ses colonies et envers des popu-lations qu’aucun rapport de sujétion ou de dépen-dance quelconque ne lie aux gouvernements de l’Eu-rope , et à l'égard desquelles on ne peut reconnaîtreà aucun d’eux aucun droit de patronage.
Ce n’est point à de telles propositions qu’avait, dûpréparer le langage des souverains alliés, et celui duprince régent d’Angleterre lorsqu’il disait au parle-ment britannique , Qu’aucune disposition de sa partà demander à la France aucun sacrifice incompatibleavec son intérêt comme nation ou avec son honneur,ne serait un obstacle à la paix.
Attaquée à la fois par toutes les puissances réunies