MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
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prendre sa place parmi les puissances de l’Europe , etelle ne inet qu’une condition à ces sacrifices, elle 11ese dépouillera de tant e gages qu’en faveur du réta-blissement d'un véritable système d’équilibre politique,elle ne s’en dépouillera qu’autant que l'Europe sera vé-ritablement pacifiée, qu’autant que l’état politique ducontinent, lui offrira la garantie quelle 11e fait pasd’aussi importantes cessions à pure perte, et queses sacrifices ne tourneront pas contre l’Europe etcontre elle-même.
Tels sont les principes qui oiit présidé aux conseilsdes souverains alliés, à l’époque où ils ont entrevula possibilité d’entreprendre la grande œuvre de lareconstruction politique de l’Europe ; ces principesont reçu tout leur développement,' et ils les ont pro-noncés le jour où le succès de leurs armes a permisaux puissances du continent d’en assurer l’effet, et àl’Angleterre de préciser les sacrifices quelle placedans la balance de la paix.
Le contre-projet présenté par M. le plénipoten-tiaire français , part d’un point de vue entièrementopposé ; la France , d’après ses conditions, garderaitune force territoriale infiniment plus grande que lecomporte l’équilibre de l’Europe ; elle conserveraitdes positions offensives et des points d’attaque aumoyen desquels son gouvernement a déjà effectuétant de bouleversement, lçs cessions qu elle ferait neseraient qu’apparentes. Les principes annoncés à laface de l’Europe par le souverain actuel de la France et l’expérience de plusieurs années a prouvé que des