PIECES JUSTIFICATIVES.
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états intermédiaires , sous la domination de membresde la famille régnante en France , ne sont indépen-dants que de nom. En déviant de l’esprit qui a dictéles bases du traité du 17 lévrier, les puissances n’eus-sent rien fait pour le salut de 1 Europe . Les efforts detant de nations réunies, pour une meme cause, se-raient perdus ; la faiblesse des cabinets tournerait con-tre eux et contre leurs peuples; l’Europe et la France même deviendraient bientôt victimes de nouveaux dé-chirements, l’Europe ne ferait pas la paix , mais elledésarmerait.
Les cours alliées considérant que le contre-projetprésenté par M. le plénipotentiaire de France ne s’é-loigne pas seulement des bases de paix proposées parelles, mais qu’il est essentiellement opposé à leur es-prit, et qu ainsi il ne remplit aucune des conditionsquelles ont mises à la prolongation des négociationsde Chàtilion; elles ne peuvent reconnaître dans lamarche suivie par le gouvernement français que le de-sir de traîner en longueur des négociations aussi inu-tiles que compromettantes; inutiles,parce que les ex-plications de la France sont opposées aux conditionsque les puissances regardent comme nécessaires pour lareconstruction de l’édifice social, à laquelle elles con-sacrent toutes les forces que la providence leur a con-fiées ; compromettantes, parce que la prolongationtle stériles négociations ne servirait qu'à induire enerreur et à faire naître aux peuples de l’Europe levain espoir d’une paix qui est devenue le premier deleurs besoins.