48a MEMOIRES DE NAPOLliON.
Que les membres de sa dynastie conserveraient desétats qui, entre leurs mains , ne seraient qu’une dé-pendance de la France ;
Que le contre-projet est donc essentiellement op-posé à l’esprit du projet des cours alliées, et qu’attenduqu’iine remplit aucune des conditions qu’ils ont misesà la prolongation des conférences de Cliâtillon , parleurs déclarations du 28 février et du i 3 mars,elles regardent les négociations comme terminéespar le gouvernement français .
Le plénipotentiaire de France répond :
Que la France , sur qui pèse tous les maux de ladouble guerre continentale et maritime, doit desireret desire plus que qui que ce soit la double paix qui doitla finir, et que son vœu sur ce point ne peut pasêtre l’objet d’un doute;
Qüe la volonté de la France de concourir à l’éta-blissement d’un juste équilibre en Europe est prouvéepar la grandeur des sacrifices auxquels elle a déjàconsenti; qu’elle ne s’est pas bornée à invoquer ouà reconnaître le principe mais qu’elle agit en confor-mité ;
Que le projet des alliés ne parle que des sacrificesdemandés à la France , nullement de l’emploi de cossacrifices ; qu’il ne donne aucuns moyens de connaîtrequelle sera la répartition des forces entre les puis-sances , et qu’il a même été rédigé dans le desseinformel que la France ignorât cette répartition ;
Que sans taxer d’ambition aucune des cours al-liées , il ne peut cependant s’empêcher de remarquer