PIÈCES JUSTIFICATIVES. 483
que la plus grande partie des sacrifices que la France aura faits devra tourner à l’accroissement individueldu plus grand nombre d’entre elles, sinon de toutes.
Que , si pour donner une preuve de plus de son es-prit de conciliation et pour arriver plus promptementà la paix, la France consentait à ce que les quatre coursalliées négociassent tant pour elles-mêmes que pourl’universalité des états engagés avec elles dans la pré-sente guerre, elle ne peut néanmoins admettre ni defait ni de droit que la volonté de cès quatre courssoit la volonté de toute l’Europe ;
Que les observations remises dans la séance du 10mars embrassant l’ensemble et tous les détails duprojet des alliés, examinant le principe sur lequel ilsreposent et leur application, étaient une véritableréponse à ce projet; réponse pleine de modération etd’égards, et qu’il était d’autant plus nécessaire de dis-cuter que ce n’est qu’après être demeuré d’accordsur les principes qu’on peut s’accorder sur les consé-quences ;
Que la note verbale du même jour touchait si bienau fond des arrangements des alliés, qu’elle était unconsentement à plus des six septièmes des sacrificesqu’ils demandaient ;
Que la déclaration de ce jour dit et répète quel’Angleterre rend à la France ses colonies; niais quepar le projet du 17 février l’Angleterre garde et nerend point les seules qui aient quelque valeur;
Qu en affirmant que la France veut garder uneétendue de territoire plus grande que 11e le comporte