MÉLANGES.
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il eût pris l’armée prussienne en flanc, en fla-grant délit, et l’eût défaite. C’est étrangements’abuser que de confondre une surprise avecun ordre constant de manœuvres.
A la bataille de Hohenkirch, Daun , dira-t-on, a manœuvré dans l’ordre oblique, puis-que lorsqu’il a tiré le premier coup de fusil,il avait déjà cerné toute la droite de l’arméeprussienne; mais ce serait un étrange abus demots. Il faut dire tout simplement que Daun asurpris l’armée du roi; ce que celui-ci a rendupossible par le mauvais camp qu’il a pris, etqu’il s’est obstiné à garder plusieurs jours. Unepareille faute ne devait jamais être faite de-puis l’invention de la poudre.
La huitième bataille est celle de Kunners-dorf. Le roi, au commencement de la journées’est trouvé perpendiculairement sur le flancgauche de l’armée ennemie; il était donc plusque dans l’ordre oblique. Cette position n’étaitpas le résultat d’une manœuvre de champ debataille, mais d’une marche qui avait été dé-robée à l’ennemi derrière des bois et des ma-rais. Le général russe, qui avait d’abord faitfront du côté de Francfort , changea de posi-tion, et en prit une par laquelle il se trouvaen potence sur l’armée prussienne; pour dé-boucher, des marais impraticables s’opposèrent