lio ÎIÉMOllUiS DE NAPOLÉON.
avaient les armes à la main. Enfin il parvint àréveiller et à réunir les deux partis, et il obtintl’ordre d’agir pour sauver la patrie. Il partit deberne avec les acclamations du peuple, il les re-trouva dans son camp. L’enthousiasme nationalétait à son comble.
Bientôt ses dispositions sont prises, ses ordresdonnés pour attaquer, le I er mars, les positionsde Soleure, de Bienne et d’Yverdun, occupéespar les Français .
Mais à peine le général d’Erlach était-il sortidu sénat, qu’un officier du général Brune s’yprésentait, annonçant de Paris des pleins-pou-voirs pour traiter. Il demandait, en consé-quence, et il obtint sans difficulté, de ce mêmesénat qui venait de voter la guerre par accla-mation , d’ouvrir des conférences à Payerne .L’ordre d’attaque fut suspendu; le Grand Con-seil envoya une députation au quartier-généralfrançais . Pendant ce temps, la minorité, com-posée de gens vendus au Directoire, devint lamajorité; elle décréta la formation d’une régenceprovisoire, reconnut les droits de l’homme, etenvoya de nouveaux députés au général Brune .La députation que le Grand Conseil avait nomméesur la mission de l’officier, revint indignée deY ultimatum du général. Enfin le dénouementapprochait. Le général d’Erlach était encore à