POLITIQUE PU DIRECTOIRE. Gt
Berne ; mais, plus irrité que jamais, il en repartitdésespéré. Pendant ce temps, Brune fut joint parles renforts qu’il attendait, et que lui amena legénéral Schawembourg. Il demanda impérieuse-ment à la nouvelle députation, improvisée parl’intrigue, l’avilissement de l’Helvétie, et lui ac-corda pour tout délai une prolongation d’armisticede trente heures; mais douze heures après il fit at-taquer Soleure et Fribourg. Les Suisses furent sur-pris; ces deux villes se rendirent, moitié par tra-hison, moitié par capitulation : les milices, quivoulaient défendre Fribourg , se vengèrent sur lesmagistrats, forcèrent l’arsenal, pillèrent les ar-mes, etsortirent emmenant l’artillerie. Le peuple,comme il arrive toujours dans les guerres depatrie, valait mieux que ses chefs; l’instinct de saconservation ne le trompait point; il fut grandet malheureux.
Le camp de Morat fit des prodiges de valeurà Guminen et à la Singine . Au moment de semettre en marche pour aller délivrer Fribourg ,il apprit que le général Schawembourg était partide Soleure , et qu’après avoir soutenu un combatmeurtrier à Fraubrunnen , il était entré dansfterne. A cette nouvelle, les troupes crièrent à latrahison et massacrèrent quelques-uns de leursofficiers. A l’affaire de Fraubrunnen , six milleSuisses combattirent avec acharnement : cinq fois