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Tome sixième.
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POLITIQUE DU DIRECTOIRE. 67

tions des Français ; mais ils ne consentirent à leurréunion avec la république helvétique qu’à lacondition de conserver leur religion, leurs armeset leurs droits. Le général Schawembourg fit aus-sitôt retirer ses troupes. Ainsi finit l’épisode bel-liqueux du canton de Schwitz, qui, le premier,avait poussé le cri de l’indépendance des Autri-chiens, et qui n’avait point dégénéré.

Cependant la nouvelle république n’était pointencore organisée; elle devait se composer devingt-deux cantons, et dix seulement avaientenvoyé leurs députés à l’assemblée d’Arau; songouvernement était calqué sur celui de France :cinq directeurs, un sénat et un grand conseil.Quelques cantons demandaient qu’on accédâtaux conditions acceptées par Schwitz, et l’acces-sion paraissait devoir être générale, lorsqu’uneinsurrection éclata dans le Valais , qui d’abordavait été favorable à la révolution. Il était dif-ficile de penser qu’une révolte semblable pûtdevenir dangereuse, surtout après la soumis-sion des cantons belliqueux. Cependant ses pre-miers pas furent alarmants. Six mille insurgés,soulevés au nom de Jésus-Christ par les mi-nistres de la sainte religion, se précipitèrent desmontagnes sur la ville de Sion où résidait unagent français nommé Mangourit . Il eut à peinele temps de se sauver, ainsi que les autorités;

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