68 MÉMOIRES 1)E NAPOLÉON.
elles se réfugièrent au camp du général Lorge,qui était à peu de distance. Ce général marchaimmédiatement contre les insurgés ; d’abord vain-queurs, ils furent promptement contraints à lasoumission et désarmés. On a regretté la sévéritéavec laquelle les Français ont traité la ville deSion dans cette occasion.
Mulhausen et Genève furent réunis à la France .L’organisation générale de la république helvé-tique se fit désormais sans obstacle ; mais les dila-pidations du commissaire Rapinat et des autresagents de Paris portaient l’exaspération du peu-ple au plus haut degré, et il n’attendait que l’oc-casion de soulever le joug que les baïonnettes duDirectoire lui imposaient sous le masque de laliberté. A la rupture du congrès de Rastadt , lessuccès de l’archiduc en Allemagne furent le si-gnal de la révolte. Le tocsin retentit de nouveaudans les Alpes . La guerre d’Helvétie fut glorieusepour Masséna; elle ajouta à ses lauriers l’hon-heur si digne d’envie d’avoir sauvé sa patrie del’invasion étrangère; mais elle coûta bien desbraves à la France .
§ IV.
La Hollande était composée de sept provinces,unies par la politique, mais indépendantes pourle gouvernement, et d’une forte annexe dite