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Tome sixième.
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POLITIQUE DU DIRECTOIRE. 6g

la généralité, et qui comprenait le Brabant hol-landais, la Flandre hollandaise, jles pays au-delàde la Meuse, Maestricht, Namur, Bréda, Bois-le-Duc . Cette belle province était pour la Hol-lande ce que le pays de Yaud était pour le can-ton de Berne ; elle n’envoyait point de députésaux Etats-généraux. Ceux-ci, composés des dé-putés des sept provinces, gouvernaient despoti-quement la généralité comme leur conquête. Cefut long-temps le sort des colonies romaines.Chacune des sept provinces unies exerçait , parson député, une portion de la souverainetégénérale, et avait sa souveraineté particulièresur elle-même. Cette souveraineté se manifestaitdans l’exercice des chambres, appelées Etatsprovinciaux , formés des députés de quelquesvilles privilégiées; toutes n’avaient pas le droitd’en envoyer. Chaque province était maîtresseabsolue de son régime intérieur, votait sa partd’impôt pour les dépenses générales de l’État,mais réglait le mode de sa levée. Les villes s’ad-ministraient elles-mêmes par des formes muni-cipales. Elles ne rendaient aucun compte de leuradministration aux États provinciaux, pas plusque ceux-ci n’en rendaient aux États-généraux,Il était difficile de suivre avec plus d’exactitudel’échelle du système fédératif. Toutes ces petitesindépendances bourgeoises, réunies en faisceau