MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
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blessés hors de service; deux mille morts aux hôpi-taux : en tout sept mille.
On a donc perdu sept mille hommes, dont mille ca-valiers , pionniers ou artilleurs : reste donc quarante-cinq mille cent hommes d’infanterie dont elle estcomposée.
Vous voyez donc, citoyens Directeurs, que votrearmée a reçu, non pas cinquante-sept mille hommesde renfort, mais seulement douze mille six cents hom-mes , dans une campagne où il y a eu tant de batailles,et où les mêmes hommes ont détruit l’armée sarde etl’armée de Beaulieu, fortes de soixante-treize millehommes : l’armée de Beaulieu, renforcée de vingt millehommes du Rhin , commandés par Wurmser; l’arméede Wurmser, renforcée de dix-liuit mille hommes tirésde la Pologne, six mille du Rhin et douze mille re-crues , commandés par Alvinzi. Et nous sommes à laveille d’avoir affaire aux débris de toutes ces armées,renforcés par quatre mille volontaires de Vienne, troismille hommes du Rhin , trois mille recrues déjà arri-vées, quinze cents que l’on m’assure que les ennemisattendent dans le mois de janvier ; plus, les recrues quiarrivent de tous côtés.
Il a fallu du bonheur et du bien joué pour vaincreAlvinzi. Comment éspérer vaincre, avec les mêmestroupes, Alvinzi renforcé de trente à trente-cinq millehommes?
La guérison de nos malades est sûrementun avantage;mais les malades de Wurmser se guérissent aussi dansMantoue .