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Tome sixième.
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464 MÉMOIRES DE NAPOLÉON .

Enfin, citoyens Directeurs, l’ennemi retire sestroupes du Rhin pour les envoyer en Italie ; faites demême, secourez-nous : il n’y aura jamais que la dis-proportion trop marquée des ennemis qui pourra nousvaincre. Nous ne vous demandons que des hommes;nous nous procurerons le reste avec d’autant plus defacilité que nous serons plus nombreux.

Ci-joint une pétition des officiers de la 5y e , qui ré-clament le citoyen Maçon, leur chef de brigade, arrêtépar l’ordre du général Willot.

Bonaparte .

Au même.

Au quartier-général à Milan , le 17 nivôse an 5( 6 janvier 1797 ).

Plus j’approfondis, dans mes moments de loisir, lesplaies incurables des administrations de l’armée d’Italie ,plus je me convaincs de la nécessité d’y porter un re-mède prompt et infaillible.

La comptabilité de l’armée est, chez le payeur, dansun désordre frappant ; on ne peut avoir compte de rien,et à la réputation de friponner bien constatée du con-trôleur, se joint l’ineptie des autres employés. Toutse vend. L’armée consomme cinq fois ce qui lui estnécessaire, parce que les gardes-magasins font de fauxbons, et sont de moitié avec les commissaires desguerres. Les principales actrices d’Italie sont entretenues