On s’est rallié aux ennemis de la France , lorsqueles premières puissances de l’Europe s’empressaientde reconnaître la République et de désirer la paixavec elle. On s’est long-temps bercé de vaines chi-mères, et on n’a rien oublié pour consommer la des-truction de ce beau pays. .Te n’entendrai jamais à au-cune proposition qui tendrait à terminer les hostilitésentre la République française et Sa Sainteté , qu’aupréalable on n’ait ordonné le licenciement des régi-ments créés après l’armistice; secondement, que lotin’ait ôté, par notification publique, le commandementde l’armée de Sa Sainteté aux officiers-généraux en-voyés par l’empereur. Ces clauses remplies, il restedonc à Sa Sainteté un espoir de sauver ses états enprenant plus de confiance dans la générosité de la Ré-publique française , et en se livrant tout entière etpromptement à des négociations pacifiques.
Je sais que Sa Sainteté a été trompée : je veux bienencore prouver à l’Europe entière la modération dudirectoire exécutif de la République française , en luiaccordant cinq jours pour envoyer un négociateurmuni de pleins pouvoirs, qui se rendra à Foligne, oùje me trouverai et où je désire de pouvoir contribuer,en mon particulier, à donner une preuve éclatantede la considération que j’ai pour le Saint-Siège .
Quelque chose qu’il arrive, monsieur le cardinal,je vous prie d’être persuadé de l’estime distinguée aveclaquelle je suis, etc.
UoNAPAHTE.