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Tome sixième.
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PIÈCES JUSTIFICATIVES. 497

imminente pour qu’il soit raisonnable de remettreà présent entre ses mains les seize millions restant àpayer.

J’ai fait connaître au cardinal que ce qu’il pouvaity avoir de juste et de raisonnable en faveur de la courde Rome ne vous était point échappé, et que toutavait été représenté au Directoire; que maintenant jesavais que la négociation pouvait se rouvrir en admet-tant la discussion.

Le cardinal m’a dit : « Vous voyez bien que le Papeet nous, n’avons d’intérêt qu’à la paix, et combiennous la désirerions ; mais comment l’espérer acceptabled’après les articles du traité proposé, d’après la pro-clamation du général Bonaparte au sujet du manifesterépandu par ordre de Sa Sainteté ; d’après les menacesdes membres du gouvernement français , qui nousreviennent de tous côtés; d’après des correspondancestendant à des soulèvements dans la Romagne? » Il estensuite tombé dans le détail des terreurs paniques quisont la maladie des cours ; que nous travaillons sanscesse à nous faire parmi léurs sujets un parti contreleur autorité, que nous aurons toujours en tête deminer et de renverser. Ce sont ces fausses idées quirendent la paix si difficile. Je lui ai expliqué, commeje l’ai fait cent fois partout, que nous n’avions en vueque des intérêts raisonnables et justes, après qu’onn ous a fait tant de mal avec la perfidie qu’on noussoupçonne et que nous méprisons; mais on ne peutguérir de la peur, aussi je n’aurai sûrement pas per-suadé le cardinal.

Monlholon.—Tome VI.

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