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LIV11K I, CHAP. II.
débats sur un passage de troupes autrichiennes auto-risées à traverser le territoire français pour se rendreen Belgique ; un comité diplomatique fut chargé , surla motion de Fréteau et d’Aiguillon, d’interpeller lesministres sur toutes les relations extérieures de laFrance ; dès-lors les transactions les plus délicates etles plus secrètes des cabinets , devinrent des objets dediscussions à la tribune publique.
Les débats qui venaient d’avoir lieu relativement àdes matières politiques, étaient cependant bien faitspour dégoûter les hommes d’Etat de cette nouvelle ma-nière de procéder ; on applaudissait à outrance lesorateurs qui croyaient aux protestations faites par lordStanhope et le docteur Price, au nom de la sociétédes amis de la révolution ; on berçait les esprits faiblesdes charmes que deux nations, jadis rivales, devaienttrouver dans leurs nouvelles relations. L’esprit de partidénature tout : il fut un instant où les philosophes del’assemblée ne virent de véritables amis qu’à Londres ;le seul Martineau, député obscur, mais dont le nomdoit passer à la postérité, osa s’écrier « que les An-» glais, malgré leurs protestations, étaient les ennemis» les plus dangereux de la France , et qu’il fallait s’en» méfier. » Sa voix fut bientôt étouffée par de violentsmurmures, et cet accueil lui imposa un silence éternel.
Cependant le comité diplomatique influencé à sonorigine par Mirabeau , resta dans une juste ligne, eteut occasion, dans les premiers jours d’août, de faireun grand acte de politique nationale, à l’occasion desdémêlés dont nous avons parlé ; il proposa non-seule-ment de soutenir l’Espagne , et de lui fournir le con-tingent fixé par le pacte de famille, mais encore de le