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Tome premier. Introduction.
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LIVRE I, CHAP. 111.

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cord sur les causes qui purent décider une allianced’intérêts aussi divisés ; les uns l’attribuent à la peurqu’inspira le parti révolutionnaire, les autres à l'am-bition des cabinets , et peut-être ces deux opinions nesont-elles pas dénuées de fondement.

Les atteintes portées au pouvoir monarchique enFrance , avaient en effet jeté l’alarme dans toutes lescours; les rois, les ministres et leurs favoris crurentégalement y trouver de funestes présages, et tous lestrônes leur parurent un instant ébranlés. Ils comptaientpour rien la différence qui existait entre leur position etcelle de la cour de France, entre les mœurs elles ha-bitudes de leurs peuples , l’esprit d’ordre et la soumis-sion de leurs armées, et le caractère turbulent desFrançais . Les premières alliances de ces cours purentdonc être attribuées à l’instinct de leur conservationréciproque; mais par la tournure que les affaires pri-rent dès la première campagne, il ne fut pas difficilede s’apercevoir que si la peur contribua à réunir leursforces , l’ambition les engagea bientôt à en profiter.

Les outrages dont Louis XVI était menacé tous lesjours, l’espèce de captivité dans laquelle on le retenait,les dangers mêmes qui semblaient s amonceler sur satête, décidèrent ses conseillers à lui proposer différentsmoyens de s’y soustraire, de rétablir son autorité , etde rendre au trône la considération qu’il avait perdue.Le ministre Montmorin présenta à ce pi’ince un plandont les bases principales étaient :

« 1° D’entamer avec la cour de Vienne et avec les» autres puissances une négociation, à l’effet de simuler» une coalition de tous les États européens qui devaient» menacer la France , mais ne pas lui faire la guerre.