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LIVRE I, CHAP. III.
liti- Danton, président de la section des Cordeliers, obéis-■ de sant à une impulsion supérieure , ou à la force de sonésir génie malfaisant, avait imaginé de rassembler en clubles- des hommes que les Jacobins mêmes eussent réprou-vés. Là , Camille-Desmoulins , Chaumette et cent autresune démagogues faisaient les sorties les plus épouvantablesles contre les aristocrates et la cour. C’était la véritableien- faction des Gracques , qui prit bientôt l’empreinte deIon tous les vices comme du caractère de son chef. Dès eetdes instant un nouveau et puissant germe de destructiones ; put être compté dans l’État, car avec des intentionsiin- aussi perfides que les Jacobins , le chef des Cordelierslise avait une audace et un courage d’exécution dont la tae-;tte tique des premiers n’approchait pas. Nous esquisseronsires plus loin le portrait de ce véritable héros de révolution,îux Employé par Mirabeau en 1789, il n’avait rempli jus-no- ques-là que des rôles secondaires; on le considéraitde comme un énergurnène peu dangei-eux, et on pensaitque ses exploits se borneraient à la tribune de sa sec-pé- tion. Mais , formé à une telle école , un homme de l’es-jue pèce de Danton devait se couvrir de gloire ou se souillerté. de crimes : perdu de dettes et de luxure, il ne pouvaitac- aspirer à rien dans l’État, à moins d’un bouleversementfut complet : tout ce que la nature peut produire de forcesm. physiques et morales semblait réuni en lui pour opérernd ce bouleversement; et son ambition allumée par le sen-uir timent de cette force lui fil jurer la perte du gouverne-éjà nient royal. Ses efforts se confondirent avec ceux desils Jacobins , jusqu'au 31 mai 1793 , ce qui fit croire qu’ilci- visa au triumvirat avec Eobespierre. Marchant au mêmeje- but par des moyens pareils, ils appartiennent à laix. même faction et nous ne les séparerons qu’à l’instant où