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INTKOnrCTIOîT.
Émeute
du
Champs-do-Mars.
Nœud dela coali-tion.
leurs intérêts se divisèrent, et les conduisirent l’unaprès l’autre à l’échafaud.
L’époque du retour et de la suspension du Roi futsignalée par le premier coup d’essai des démagogues.Une foule, dirigée par Danton, se rassemble au Champ-de-Mars , sous prétexte de rédiger une pétition à l’As-semblée pour demander la déchéance de Louis : desexcès ont lieu ; la garde nationale accourue pour dissi-per les rassemblements ne peut y parvenir, on luirésiste, et la révolte, menaçant, d'étendre ses progrès,la loi martiale est proclamée. Alors Lafayette ordonned’employer la force des armes; on fait feu ; une cen-taine de mutins mord la poussière , mais le reste impuniva cacher sa rage , et ajourner sa vengeance pour unemeilleure occasion.
Dans ces entrefaites, l’Europe retentit des suites del’événement de Varennes; cette arrestation du Roi etson retour comme prisonnier à Paris font frémir d’indi-gnation toutes les têtes couronnées ; c’est selon elles ledernier attentat que la nation puisse commettre enversla royauté, et toutes s’empressent de signifier aux en-voyés de France , l’ordre de ne plus paraître à leurcour. Dès ce moment les démarches pour lier une coa-lition n’en deviennent que plus actives , et. leurs succèsplus probables ; on ne néglige aucun moyen d’attirerl’animadversion de l’Europe sur la secte, qui, selon lesuns, foulait aux pieds tous les principes du contrat so-cial, et qui, selon les autres, régénérait le monde.
Les intérêts des cabinets étaient néanmoins si oppo-sés , qu’il paraissait bien difficile de les accorder. Lesanciens démêlés de la Prusse et de l’Autriche , renou-velés récemment par les négociations de Herfxberg ,