Band 
Tome premier. Introduction.
Seite
141
JPEG-Download
 

LIVRE t, CHAP. HI.

141

un semblaient rendre impossible lout concert entre cesdeux puissances rivales. L’excès de la peur ou une am-fut bition démesurée , pouvaient seules produire une pa-es * reille alliance, et ces deux mobiles furent probable-•P" ment mis en jeu tour-à-tour.

Plusieurs versions ont du moins assuré qu’on avaitles gagné Frédéric-Guillaume par l’appât de Thorn et deiS, “ Dantzig, objets constants des désirs de la Prusse ; onl u ' prétend même qu’on lui avait déjà proposé le partage3S i des fertiles provinces entre la Wartha et la Vistule ,ine moyennant qu’il s’engageât à entrer en lice contre la■ n “ France. La date de l’invasion de la Pologne et le si-l,ni lence de l’Angleterre à cette époque si importantene feraient ajouter foi à cette assertion (t).

On ne se servit pas seulement des armes de l’arnbi-tion pour émouvoir le roi de Prusse , on intéressa sae * gloire personnelle et sa sûreté. Frédéric-Guillaume di' touché des malheurs de Louis XVI , effrayé des dangersdelà propagation des principes révolutionnaires , don-ers na facilement accès aux plaintes des émigrés. Il crut;n " d’après leurs promesses qu’il serait aussi prompt, et;ur aussi facile de rétablir l’ordre en France avec cent)a " mille hommes de bonnes troupes , qu’il l’avait été deces de mettre un terme aux troubles de la Hollande avecl ’ er vingt mille Prussiens. Bischoffswerder , favori aussil es présomptueux qu’ignorant, excité par M. de Calonne,

50 -

, (1) Les mémoires de Massenbach semblent ne laisser aucun

>o- doute à ce sujet, car il assure que le roi de Prusse fit la guerre auxjes Français , parce qu’on lui avait promis quelques provinces polo-lU _ naises, s’il voulait combattre pour Louis XVI . Ses relations avecFrédéric-Guillaume et ses ministres, l’ont mis à même d’en savoir® ’ quelque chose.

13 .