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INTRODDCTIOff.
grès depuis le retour de Varennes , de uombreux ras-semblements se forment à Ettenheirn , à Coblentz et àBruxelles. On y annonce hautement le projet de ren.trer en France à main armée; des corps sont organi-sés , des chevaux et des armes achetés et distribués.Des ministres accrédités de Russie (1), de Suède etd’Espagne résident à Coblentz , et cet état hostile ne peutêtre vu d’un œil indifférent.
Louis De cédant à ses conseils, à la crainte ou à l’in-
«Ifîsavouefluence du parti dominant dans l’Assemblée, désavoue
les arme- ceg armements faits en son nom par le comte d’Artois;jnentsdes , . 1 ’
émigrés, toutefois ils n’en continuent pas moins, et les décretsde l’Assemblée pour faire rentrer les émigrés, bienqu’ils prononcent de fortes peines contre les réfrac-taires, restent sans effet.
Pendant que la foudre s’apprête au dehors, l’étatintérieur empire de jour en jour; les scènes sanglantesqui avaient eu lieu au Champ-de-Mars se reproduisenten vingt endroits du royaume ; c’est, principalementdans la Vendée que des troubles plus sérieux, symp-tômes précurseurs d’une affreuse guerre civile, com-mencent à se manifester : dans celte contrée privée delumières, la constitution civile du clergé ne trouve pasmoins d’ennemis que l’abolition des privilèges de lanoblesse.
Dès les premiers jours d’août, Thouret soumit l’acte
(1) Outre le comte Romanzof qui résidait publiquement à Co-blentz, il y avait aussi ce même prince de Nassau qui avait com-mandé les escadres russes dans la guerre de Finlande . On a supposéqu’il était chargé de missions secrétes, puisqu’il se rendit ensuiteà Vienne près de l’empereur Léopold, et qu’il fit la campagne de1792 près des princes.
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