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Tome premier. Introduction.
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LIVRE I, CHAP. III.

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petit nombre de représentants ne pouvait pas comptercomme un troisième parti. Les autres étaient divisés enJacobins et Cordeliers ou démagogues prononcés.

Les Girondins étaient ainsi appelés , parce qu’à leurtête figuraient les membres de la députation de la Gi-ronde ; Vergniaud , Guadet, Brissot , Gensonné , Con-dorcet, tous orateurs éloquents , pleins des souvenirsde l’antiquité , purs dans leurs intentions pour la chosepublique , mais manquant essentiellement de ce coup-d’œil perçant et sûr, de cet esprit vaste , fort et positif,qui distingue un véritable homme d’État : méconnais-sant les premiers éléments de politique extérieure etd’administration publique , ils ne tardèrent pas à pré-cipiter la France dans la guerre universelle, et dansl’anarchie dont ils devinrent les premières victimes.

Les Jacobins et les Cordeliers voyaient de jour enjour croître leur influence ; et déjà ils ne déguisaientplus leurs projets. Ennemis plus ardents de l’autoritéroyale que les Girondins, ils visaient au même but,en ne différant que sur les moyens et sur le parti qu’ilscomptaient en tirer.

Par une circonstance assez remarquable , aucun des Nouvel-chefs de cette secte ne faisait partie de l’Assemblée lé- le ?, ? ut ,°'gislative. Péthion et Robespierre ayant siégé a PAssem- Paris,blée constituante n’étaient pas rééligibles, elles autresn’inspiraient pas assez de confiance pour l’être; mais lepremier fut élu maire de Paris en remplacement duvertueux Bailly ; Manuel fut nommé procureur-syndicde la commune ; Danton obtint l’emploi modeste desubstitut, malgré la prise de corps décrétée contre lui,et qu’on vint exécuter jusques dans l’assemblée électo-rale où il exerçait ses intrigues : il eut déjà assez de

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