450 INTRODUCTION.
crédit pour braver les lois et faire punir l’audacieux nu
huissier qui osa menacer le défenseur du peuple. d’<
Les'emplois de ces trois magistrats avaient acquis seila plus haute importance par l’autorité que la com- prmune s’était arrogée depuis 1789, ainsi que par l’in- Lefluence qu’elle exerçait sur les sections et la garde pfnationale : ces éléments d’une force inouie à la dispo- sosition d’hommes si ambitieux , ne pouvaient manquerd’être mis en œuvre, et ils ne surent que trop les uti- celiser pour l’exécution de leurs pernicieux desseins. sajLafayette venait de résigner le commandement de phgarde nationale, et dans cette circonstance ce fut un éti
nouveau malheur: sous ses ordres elle n’eût jamaisservi d’instrument aux conspirateurs. On verra au Michapitre VI comment ces changements survenus dans pliles autorités municipales de Paris , quoique peu im-portants en apparence, furent une des premières causes 1 teide la chute du trône, et ils expliqueront facilement gé
l’origine et l’accroissement de la puissance de Ro- aubespierre. co
Entraîné par ces digressions, je m’apperçois que laj’anticipe sur les époques , et je reviens aux débats de hola législature. Après avoir indiqué les éléments primi- detifs de ce grand bouleversement, il sera beaucoup plus fafacile d’en suivre la marche progressive ; aussi aban- m.donnerons-nous désormais le détail de ces tristes évé- joinements , pour nous borner au récit succinct des i’é-volutions qui firent écrouler le trône, et renversèrent h<les factions qui cherchèrent successivement à s’éleverProgrès sur ses débris. d’i
rapides £ a nouve n e assemblée, réunie le 2 octobre, donna, 1 rerie 1 anar- ^ 7 7 , .
ride, des sa première séance, la mesure de l’esprit qui l’am- pli