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LIVRE I, CHAP. III.
ux niait. Le Roi devait y venir prononcer le discoursd'ouverture ; elle décréta que le titre de Majesté ne luilis serait plus donné,, qu’il serait placé à la gauche dub- président sur un siège couvert en noir comme le sien,n- Le Roi justement indigné prit le parti de se faire rem-de placer par ses ministres, et l’assemblée confuse retira
10- son décret.
1er Après un pareil début, que pouvait-on attendre deti- ces étranges législateurs ? Le système d’une liberté-sage, fondée sur la raison et les principes, avait faitde place à celui de nivellement; la perte du monarqueun était inévitable.
ais Les ministres Montrnorin , Duportail, Bertrand de-au Molleville étaient sans cesse attaqués, et les sorties lesins plus déplacées se renouvelaient tous les jours,m- Le système d'influencer l’assemblée par les specta-ses teurs des tribunes , avait pris naissance avec les états-înt généraux , mais la tactique n’en avait pas été pousséei.0- aussi loin qu’elle le fut dans cette nouvelle session. Lacomposition des tribunes devint une arme terrible dansue la main des chefs des Jacobins, qui, en y plaçant desde hommes aussi audacieux que féroces , étouffèrent, par
11- des murmures et des insultes, le peu de voix qui selus faisaient encore entendre pour la raison , et se rendirentin- maîtres de l’opinion apparente : à cette tactique , ilsté- joignirent plus tard celle des députations composées"é- de la lie du peuple , osant réclamer au nom de la na-înt bon française, les lois qui leur convenaient.
ver Les Jacobins renforcés comme nous l’avons dit,
, d’une grande partie des nouveaux députés , ne tarde-ra, r ent pas à s’assurer qu’ils avaient la majorité, et multi-ni- pliant leur influence par les ramifications de leurs