LIVRE I, CHAP. III. 153
ux le ministère français avait instamment réclamé ; l’autre,relatif aux intérêts des princes allemands, possesseursni de fiefs en Alsace , dont l’empereur soutenait lest e . prétentions. L’Assemblée Nationale en décrétant, en>ns 1790, l’abolition des droits féodaux, n’avait pas faitrés attention qu’elle attaquait les propriétés que les traités>li- de cession de l’Alsace avaient conservés à plusieursect petits princes souverains , dont les États situés en Alle->on magne étaient soumis aux lois et aux droits germani-itic «pies. On proposa, il est vrai, des indemnités quene- plusieurs acceptèrent; mais cette affaire ayant été> et traitée un peu légèrement, sans demander au préa-urs labié l’assentiment de l’Empereur , celui-ci protestacontre une atteinte portée aux propriétés de vassauxt à <I«i relevaient de sa couronne , et réclama ces proprié-té- tés comme fiefs de l’Empire.
nps La notification aux cours étrangères de la sanctionpi- donnée par le Roi au nouveau pacte constitutionnel vintdus compliquer un moment les affaires. Elle ne produisit Bévuesi sa néanmoins qu’un effet bien passager. Cette démarche de M. doque l’on dût croire sincère, peut être considérée commedi_ un véritable monument de la magnanimité de l’infor-np. tuné Louis; elle fut suivie d’un appel aux princes frau-de çais et aux émigrés, pour les déterminer à rentrer danstre leur patrie, et à cesser désormais contre elle des pro-tu- vocations qui devenaient répréhensibles , dès-lors quenés les destinées de la monarchie et les rapports du Roiavec son peuple, semblaient irrévocablement fixés.
:s â Toutefois ce pacte, auquel le Roi prescrivait l'obéis-ni- sance, loin de calmer les passions, ne faisait que lesec- exciter; l’abolition de la noblesse, froissait les plustels grands intérêts et irritait l’orgueil. Une désobéissance
li.