LIVRE I, CHAF. III. 155
à nonça plus ouvertement: le comte de Florida Blancadéclara que Louis XVI n’étant point en liberté , n’avait’é- pu, de son plein gré, accepter une telle constitution.
>e- Le rapport, que M. de Montmorin fit à l’assemblée,
:e- le 31 octobre, jette un grand jour sur la nature des
et relations de la France à cette époque; et j’ai cru ne
pouvoir mieux instruire mes lecteurs qu’en les ren-in- voyant à cette pièce intéressante , annexée à la fin de;e- ce volume (n° 6 ). On peut croire que si l’Assemblée>es Constituante eût encore existé, et que ses intérêts deen politique extérieure eussent été confiés à Mirabeau, lane guerre n’aurait point eu lieu.
ia- Ce rapport de M. Montmorin fut le dernier acte Change-ais d’un ministre honnête , mais faible, et peut-être im- ment ( .* e
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ro- prudent ; il donna sa démission, et cette démarche ne re .
, le ! put le soustraire au glaive destructeur qui, peu deua temps après, couvrit la France de deuil : il remit lefut porte-feuille à M. de Lessart.
Le ministre de la guerre Duportail, fit également;ue place à M. de Narbonne ; cependant l’administration,ns* en changeant de main, n’en devint pas plus capableote de sauver la France.
} il- Ce fut vers ce temps, s’il faut en croire le rninistreN.amMux;5 e- Servan, que Louis écrivit au roi de Prusse , pour ré-m- clamer de nouveau la médiation armée de toute l’Eu-m- rope, et accréditer le ministre Breteuil , comme le seulde qui possédât sa confiance. Cette démarche , faite troisne- mois après l’acceptation de la constitution, serait enson effet blâmable si ses ennemis eussent religieusementet observé ce pacte défectueux. Mais le Roi, qui l’adopta;ne sans doute de bonne foi pour sauver la France et saio-| famille, fut assez fondé quelques mois après à déscs-