LIVRE I, CHAP. III.
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ne blemetits d'émigrés armés étaient des griefs plus justes ,
Ile et excitaient plus de réclamations encore. La note duCe prince de Kaunitz , du 21 décembre, au lieu de don-et ner satisfaction sur ce point, ne fît qu’exciter la mè-re fiance en paraissant vouloir soutenir l’électeur de Trêves ,us et parlant ouvertement d’une ligue de rois armés poul-ies le soutien des prérogatives du trône.
Pût L’Assemblée législative , jugeant que dans de sem- Décretité blables circonstances, il fallait prendre une attitude P our
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imposante, avait décrété la formation de trois armées , trois
el- fortes ensemble de 150 mille hommes, dont Lafayette, armées,n- Rocharnbeau et Luckner prirent le commandement,la Le conseil du Roi de son côté, cherchant les moyenslo- d’éviter la rupture dont il était menacé avec toutes lessi cours, se décida à envoyer MM. de Ségur à Berlin ,
;er Marbois à Vienne, et Sainte-Croix à Trêves . Cetteti- mesure ne remplit point l’attente , et si la lettre qui ac-créditait secrètement M. de Breteuil est authentique,ia- il ne faut pas s’en étonner ; d’ailleurs les esprits étaientîés trop aigris de part et d’autre , pour espérer un rap-m- prochement.
Les Girondins, exaltés sans cesse par les rapports Le partiré- qu’ils établissaient entre le peuple français el le peuplems romain, ne respiraient que la guerre ; ils y étaient en-désire la:e, couragés par l’aspect imposant qu’offrait la nation en- g uerrc -de tière, transformée en un vaste camp, où deux millionsde gardes nationales armées et équipées semblaient en•er état de braver les efforts de toutes les armées réguliè-îht res de l’Europe . Les hommes qui voulaient sincèrementssi la république , croyaient que des victoires en facilite-tes raient, l’établissement, et que des revers mêmes , impu-ni-j tés aux machinations des royalistes , précipiteraient la