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INTRODUCTION.
chute du trône : tous s’accordaient donc à penser que $ ala guerre serait honorable. pi
Cependant la situation intérieure de la France , l’é-tat de son armée qui était de 60 mille hommes au-des- cosous du temps le plus fâcheux du règne de Louis XV ; l’aenfin l’embarras des finances, n’étaient pas des motifs ca:propres à leur inspirer tant d’assurance et de présomp- lestion , et à leur faire accepter une lutte si dispropor-tionnée contre les forces de l’Europe entière. sef
Il est vrai d’un autre côté, que la France possédait dualors une population nombreuse et guerrière , quelques demillions de jeunes gens exaltés par le fanatisme politique, C1 tdes armes en abondance , des places dans le meilleur serétat et hors de toute proportion avec les moyens d’atta- glcque. Mais on n’avait pas encore donné à cette masse tri]l’organisation convenable pour la rendre utile , et ces aingardes nationales n’étaient propres qu’à enfler l’orgueil l’a<de magistrats qui ne savaient pas les apprécier. 1
Peut-être aussi que ces enthousiastes calculèrent déjà dessur le capital des fortunes particulières et sur la masse Vedelà population , plus que sur un revenu régulier: dé- ctocidés à jouer leur existence , ils pensèrent que celle de autla nation devait être exposée aux mêmes chances. Déjà P nla planche des assignats était entre leurs mains une mine l° uféconde en ressources , car la somme légalement émise au ^s’élevait, dès le 1 er novembre 1791, à l/jOO millions, hicet tout portait à croire qu’elle ne s’arrêterait pas là. ^ euUn autre moyen de succès sur lequel les Jacobins fondèrent de grandes espérances , était le système de ^propagande qui, promettant aux peuples les bienfaits de vla liberté , opérerait sur eux un effet magique, et laisse- gouirait en un clin-d’ceil les rois sans appui , sans armées etj çonr