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j Ue sans sujets ; on aurait de la peine à interpréter d’unemanière différente l’arrogance de ces provocateurs.
’é- Ce qui se passait en France n’était pourtant pas en-es- courageant pour les peuples voisins, et le spectacle dey ; l’anarchie qui la déchirait, devait bien rassurer lestif s cabinets européens en leur montrant dans les Jacobins-ip. les auxiliaires les plus sûrs.
or _ Leurs séances (i) commençaient à devenir orageu-ses et importantes. Déjà le bonnet rouge, fatal emblèmefait du sang qui allait être versé à grand flots , était le signeues de ferveur démocratique ou plutôt un symbole de féro-ue cité exigé des membres de cette assemblée ; et peu de2ur semaines après, les ministres du Roi eux-mêmes, setta- glorifiant d’être membres de la société, parurent à salS se tribune, décorés de ce costume burlesque; achevantces ainsi de détruire l’ombre de considération qui restait àueil l’administration publique.
L’Assemblée fut violemrneut agitée par la lecture Dé!iéjà des dépêches de l’Empereur et de Kaunitz. Brissot etlS se Vergniaud prononcèrent des discours véhéments. Ces Kaudé- étonnantes philippiques menaçant tous les trônes, étaientcle autant de déclarations de guerre , de provocations im-léjà prudentes qui allaient mettre la France aux prises avec[jne tout le continent ; et cpii malgré les caresses prodiguéesnise aux Anglais , ne devaient pas manquer d’assurer lens, triomphe de leur cause et l’accomplissement de tousleurs vœux,fins
^ (1) Ànacharsis Clootz , prussien d’origine, fut l’orateur le plus
, véhément de cette secte, et il ne perdait aucune occasion de pro-” e voquer la république universelle. Ses imprécations contre tous lessse- gouvernements, et ses relations avec les Anglais Font fait soup-s et! tonner d’être un des agents les plus actifs du cabinet de Londres .