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Tome premier. Introduction.
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LIVRE I , en AP. III.

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Le ministère anglais secondant avec adresse lesL’Angle-fausses combinaisons de ses rivaux , feignait de grandesP ro *alarmes sur la correspondance établie entre les clubs p e xasp«-français et ceux des Wighs , si connus par leurs senti- rationments d’opposition au pouvoir monarchique. Mais en litsréfléchissant au patriotisme sincère et à la haine pro-noncée de la nation anglaise pour les étrangers , on estpresque tenté de chercher dans cette correspondancemême, les premières sources de l’influence que le ca-binet de Saint-James exerça sur tous les partis quidéchirèrent la France , en les excitant à cette exagé-ration qui devait désorganiser le royaume et le précipi-ter dans une guerre générale. Cette idée acquiert denouvelles forces, en songeant que Marat , AnacharsisClootz , Miranda , Payne , Pache , Clavière , n’étaientpas français , et qu’il suffisait au cabinet britanniqued’avoir dans ses intérêts quelques chefs des Wighs etquelques meneurs du parti républicain , pour profiterdu délire qui s’était emparé de toutes les têtes et endiriger les effets à son gré.

Le chancelier Bacon dit quelque part que lecabinet anglais devait faire les plus puissants effortspourétouffer chez ses voisins jusqu’au désir d’être libre.

Pitt appliquant une maxime inverse jugea peut-êtreque la liberté est voisine de la licence , principalementdans les États nouvellement institués , et que tout cequi tend à diviser les forces d’un rival est égalementdans l’intérêt national ; sous ce rapport, il fut plushabile que Bacon . On est du moins autorisé à luiprêter ce système , car il avoua , dès 1790 , en pleinparlement, qu’il avait à se féliciter de la révolutionfrançaise , puisqu’elle promettait le triomphe des

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