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Tome premier. Introduction.
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INTRODUCTION.

principes professés en Angleterre , ou d’immenses avan*tages à son pays. Si le cabinet anglais fut fidèle auxpréceptes du chancelier, en soutenant la maison d’O-range contre les patriotes ; s’il devint ensuite l’appuide l’oligarchie, comme il le fut en Espagne de l’Inqui-sition , on ne peut se dissimuler qu’il a du moins mau-vaise grâce à se proclamer le libérateur des nations.

Enfin , les plus graves soupçons planent avec raison |sur ces complots du machiavélisme, lorsqu’on se rap-pelle les adresses de plusieurs clubs anglais à l’Assem-blée nationale, et entr’autres celle qui fut signée par jlord Stanhope au nom de la société des amis de la li- |berté, témoignant la joie qu’on éprouvait à Londres dela révolution française, et encourageant les législa-teurs dans leurs nobles travaux (i). Si lord Stanhopeest le père de celui qui vient de prononcer une diatribesi virulente contre la nation française, on peut jugerde la nature des ressorts que la politique anglaise fait >mouvoir à son gré.

En attendant, Pitt convaincu que le meilleur moyend’agiter la France plus longtemps serait de ne pas la jcombattre trop tôt, ou craignant d’éveiller les soupçons 'des puissances continentales, modéra les ressentimentsdu roi Georges, et l’engagea à ne prendre parta laguerre qui allait éclater, que quand elle serait entiè-rement engagée. Trop habile néanmoins pour ne pasprofiter des embarras de la seule puissance qui fût àmême de lui contester l’empire de l’Inde , il prenaittoutes ses mesures pour le subjuguer, et tandis quela France s’amusait à des controverses sur les droits de

(1) Séance du 21 juillet 1790.