164 INTRODUCTION.
du lloi sur les notes des 3 et 21 décembre, et le nou-veau message du prince de Kaunitz , qui en était lerésultat. Dépassant ainsi les bornes que la constitutionavait mise aux droits de l’assemblée dans les négocia-tions , il provoqua, par une discussion publique, lesagressions directes qui devaient mettre plus d’aigreurdans les relations des deux Etats.
Cette réponse rédigée du reste avec sagesse , et forted’arguments, jettera un grand jour sur les véritablesdispositions des puissances alliées à cette époque. Leparti républicain se vengea bientôt sur de Lessart desil vérités que le prince de Kaunitz avait dévoilées. Le
ministre fut décrété d’accusation et traduit à la liaute-cour nationale.
Ministère La famille royale éperdue, n’avait aucune confiancede dans ses conseillers qui ne pouvaient plus rien; on re-rier'e tde couru t dans cette extrémité au moyen dangereux quiRoland, avait coûté la vie à Chai’les 1 er , en déterminant Louisà renouveler entièrement son ministère , et à se jeterfranchement entre les bras du parti des Girondins .Dumourier fut appelé aux affaires étrangères , Rolandà l’intérieur , Servan à la guerre ; fatale résolution quiprécipita la chute du monarque imprudent.
Les esprits s’aigrissaient de plus en plus ; les discoursdont la tribune retentissait chaque jour, portaientdans toutes les cours, des sentiments naturels de haineet de vengeance. Les armements, les préparatifs dontl’Europe était agitée, venaient à leur tour jeter enFrance une défiance et un haine non moins fortes.
Mort de Dans un tel état de choses, il ne fallait qu’une étin-Leopold. ce \fe pour faire éclater l’incendie , et les premiers joursdu mois de mars 1792, furent signalés par plusieurs