LIVllE I, CHAP. III. 165
événements qui en provoquèrent l’explosion. L’Empe-reur termina sa carrière le 1 er mars ; dès cet instant lesaffaires prirent une tournure beaucoup plus hostile,soit que le successseur de Léopold, plus jeune que lui,fût moins prudent et plus disposé à la guerre, soit quela situation relative de la France et le caractère desnouveaux ministres accélérassent aussi la rupture.
Au moment même où ces grands changements avaient Gustavelieu , Gustave III était assassiné dans un bal masqué est . ,
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(16 mars), et sa mort en renversant toutes les espéran-ces que les émigrés avaient placées en lui, enlevait àla coalition le chef que l’opinion générale des royalisteslui assignait.
D’après l’examen de toutes ces circonstances, onvoit qu’il serait difficile d’affirmer, sur les actes connus ,à quel parti on doit attribuer les premiers torts de l’a-gression. Les puissances du Nord et de l’Allemagne selièrent par des traités menaçants, et parurent vouloir laguerre. Lorsque le parti républicain fut informé à sontour de l’existence d’une coalition, il craignit d’êtreprévenu , attaqué dans l’intérieur et livré à la ven-geance de la noblesse qu’il avait outragée. Il prit alorsl’initiative ; et le renouvellement du ministère dont nousavons parlé, devait être le signal du commencementdes hostilités.
Dumourier ayant une tête ardente, et quelques ta- Dum ° u *lents militaires qu’il estimait bien au-dessus de leur déclarerréalité , désirait les occasions de se signaler, sans trop las’arrêter aux conséquences cpii en résulteraient. Il fiat- & Icrre 'tait les Girondins de la conquête immédiate des Pays-Bas , car l’armée autrichienne n’excédait pas quarante *
mille hommes, et n’avait aucune place pour baser ses
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