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Tome premier. Introduction.
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INTRODUCTION.

n’obtenait qu’après de longs services , le commande-ment d’une compagnie, dévolu de droit au fils d’uncourtisan à peine sorti du collège.

L’introduction de la discipline prussienne et de l’u-sage des coups de plat de sabre , imaginée par le comte!de Saint-Germain, établit entre la plupart des chefsune rivalité de morgue et de brutalité qui dénaturatoutes les vraies sources du mérite; on se considéra commeun grand militaire à mesure qu’on devint minutieux,tracassier, et abhorré des troupes, dont le méconten-tement fut ainsi porté au plus haut degré.

Les corps du génie et de l’artillerie , exempts par leurinstitution même de toutes les mutations qui agitent laligne , n’en étaient pas moins divisés sur les principesde la révolution. Mais l’instruction indispensable deleurs sous-officiers rendit ceux-ci ardents zélateurs desinnovations qui leur ouvraient une plus vaste carrière,

Pendant le cours de l’assemblée constituante, la dis-*

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corde entre les officiers et les soldats s’accrut de plusen plus. La discipline, qu’il était si important de réta-blir, fut relâchée à la fois et par la coupable négligencedes premiers , et par les provocations anarchiques dcijJacobins , dont les clubs prenaient peu à peu beaucoupd’empire sur les troupes. Le ministre de la guerreDuportail et le comité militaire de l’Assemblée estimantque l’absence de toute subordination dans l’armée deligne serait la meilleure égide de la liberté contre ledespotisme, commirent une grande faute en encoura-geant les soldats à la fréquentation de ces clubs. Ce-jpendant les actes les plus marquants d’insubordinationfurent réprimés par les décrets, et quelquefois châtiés’]avec sévérité.