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INTRODUCTION
Etat del’arméeprussien-ne.
diriger des armées ; les citoyens étant appelés à la dé-fense de l’État, on vit sortir de toutes les classes de lasociété des hommes de génie, qui, dégagés des entravesde l’habitude et des préjugés , s’adonnèrent à l’étuded’un art qui pouvait les conduire au faîte des honneurset de la célébrité.
Le besoin de soldats et l’enthousiasme firent un devoirde l’état militaire; l’honneur et l’indépendance de la na-tion furent confiés à ses enfants , toujours plus intéressésque des mercenaires à se bien conduire et à se distinguer.L’enrôlement volontaire fournissait autrefois à l’arméedes hommes paresseux et les efféminés des villes ;la loilui donna bientôt les robustes habitants des campagnesdéjà endurcis aux fatigues et aux privations ; ainsi toutesles parties de sa constitution furent améliorées par lesévénements mêmes qui semblait devoir la détruire.
L’armée prussienne passait à la mort du grand Fré-déric pour la première de l’Europe . Orgueilleuse d’unelutte sans exemple dans les annales modernes, et de lasupériorité du génie de son roi, elle ajoutait à cetteforced’opinionuneinstruction aux grandes manœuvres,dont les troupes d’aucune puissance n’approchaient.On y voyait une foule d’officiers rivaliser de talents.
Ce monarque avait entretenu l’émulation et le sou-venir de ses combats glorieux, par de fréquents simu-lacres de guerre. C’était dans ces grandes manœuvresoù les deux partis étaient représentés , qu’il exerçait lesofficiers-généraux à manier de grosses masses sur touteespèce deterrein,en réglant leurs mouvements d’après laposition du moment, d’après les sinuosités de ce terrein,et suivant les maximes consacrées par l’art et l’expérience. „Dans ces nobles jeux de Mars , l’étranger étonné voyait !
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