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INTRODUCTION.
Ainsi l’armée espagnole , artillerie comprise, devaitprésenter une force d’environ 140 mille hommes. ce
Mais ce s cadres offraient des lacunes considérables, n0et nous ne pensons pas que leur effectif dépassât cent Elvingt mille hommes, en y comprenant les milices; il faut rn£encore en déduire l’infanterie nécessaire aux garnisonsdes grands ports, des îles Baléares : et l’armée en cain-pagne n’excéda jamais quatre-vingt mille combat- dtants, quoiqu’on la renforçât par une levée de trente-sii P 1bataillons, qui fut ordonnéeaumoment delà déclaration scde guerre à la France . ^
On remarquera que son organisation était établie j esur de bons principes : la formation de bataillons de indépôt pour alimenter les bataillons de guerre ; l’établis- * asernent des milices , prêtes à marcher; la création deneuf mille six cents hommes de gardes urbaines pourladéfense des places maritimes , indiquent assez que legouvernement s’était appliqué à tirer bon parti de sa rapopulation militaire. On ne pouvait rien y ajouter, sice n’est un plus grand nombre de milice. P^
Avant 1782, on employait jusqu’à trente-cinq batail- C1Ions dans les colonies; l’expérience prouva dès-lors que ccl’infanterie disponible , s’élevant à peine à quatre-vingl t°mille hommes , ne suffisait pas pour défendre les vastes espossessions de la monarchie , et l’on forma dans chacunedes colonies un certain nombre de troupes de ligne e *destinées à ies garder , outre des corps assez consiclé- n)râbles de milices. Les troupes du continent doiven!néanmoins fournir encore plusieurs garnisons hors d’Es- S'pagne , aux îles Baléares, aux Canaries et aux deui Pprésides de Ceuta et de Melilla .