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LIVRE I , CIIAP. IV.
à la cour de Turin une considération plus que propor-tionnée à ses moyens.
LePiémontais est un excellent soldat : le service desrégiments provinciaux a familiarisé toute la nationavec les armes ; le peuple , comme la plupart des ha-bitants des montagnes, est frugal, endurci à la fatigueet brave. Ces éléments se trouvaient bien utilisés.L’infanterie, l’artillerie et le génie laissaient peu à dé-sirer : la cavalerie, forte de trois mille six cents com-battants, se ressentait de la mauvaise qualité de ses che-vaux et clu caractère des Italiens, qui les rend peupropres à ce service. L’état-major comptait des hommesinstruits.
Le mode de recrutement était volontaire, mais lesmilices , bien entendues à cette époque, assuraientd’excellents renforts à l’armée.
Nous ne nous étendrons pas sur l’organisation inté-rieure , ni sur une nomenclature de corps, dont lenombre variait suivant les besoins. On ajouta auxquatre régiments d’infanterie suisse , deux nouveauxrégiments formés , dans le courant de la guerre, deshommes licenciés du service de France . Les milices fu-rent à peu près toutes mises en activité , et employéesà garder les places, à mesure que le théâtre des opé-rations se rapprocha de l’intérieur du Piémont . Cepen-dant les forces actives , en campagne , ne s’élevèrentguère au-delà de trente mille hommes , vu la néces-sité de pourvoir toutes les forteresses à cause de laproximité de l’ennemi : on disposa à la vérité quelque-fois de leurs garnisons pour des entreprises de courtedurée ; mais elles furent rendues aussitôt après à leurpremière destination.
TC H. i.
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