P.IXES JUSTIFICATIVES.
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Messieurs, le Roi in’a autorisé à donner connaissance à l’Assem-blée Nationale des réponses que Sa Majesté a reçues de diversespuissances , depuis celles que M. Montmorin a communiquées àl’assemblée. Je commencerai par la réponse de l’Empereur ; cetteréponse est en latin ; mais la traduction que je vais vous lire est,je crois, fidèle.
d Tienne , le 2 d octobre 1791.
« Très sérénissime et très puissant Prinee, seigneur , notre trèscher frère, cousin et allié ! L’ambassadeur de Votre Majesté, nousa remis les lettres par lesquelles elle nous notifie son acceptationde la nouvelle constitution qui lui a été présentée. Plus nous som-mes étroitement unis par les liens du sang, de l’amitié, de l’allianceet du voisinage , plus nous avons à cœur la conservation de VotreMajesté et de sa famille royale, de même que la dignité de sa cou-ronne et le salut de la monarchie française. Ainsi, nous désironsavec une affection sincère, que le parti que Votre Majesté a crudevoir prendre dans l’état actuel des choses, ait le succès qu’elleen attend; qu’il réponde à ses vœux pour la félicité publique, eten même temps que les causes qui sont communes aux Rois et auxPrinces, et qui, par ce qui s’est passé dernièrement, ont donné lieuà de sinistres augures, cessent pour l’avenir, et que l’on préviennela nécessité de prendre des précautions sérieuses contre leurretour. »
Le grand-duc de Toscane, le roi de Sardaigne, le roi de Pologne ,le duc de Saxe-Gotha et la ville de Dantzig, écrivirent au Roi deslettres à peu près semblables.
L’Electeur de Mayence a fait aussi une réponse : mais la copie quien a été remise en même temps au ministre du Roi, ainsi que celaest d’usage, ayant mis Sa Majesté à portée de connaître que cetteréponse contenait le renouvellement des protestations que l’Elec-teur avait déjà faites au commencement de cette année, Sa Majestéa pensé qu’ayant voulu simplement donner à ce prince , une mar-que d’égards en lui notifiant son acceptation de la constitution, iln’avait pas dû, dans une semblable circonstance, renouveler depareilles protestations; en conséquence, SaMajestéajugéàproposde renvoyer la lettre à l’Electeur sans l'ouvrir.
Après avoir fait connaître à l’Assemblée Nationale, la situation