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Tome quinzième. Campagne de 1801, 1802 et de 1803.
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26 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.

au clergé en 1791 avait causé tant de soulèvements enFrance, pouvait-on espérer que les prêtres du Midi et del’Ouest consentissent à renoncer «à leurs obligations enversle Pape, pour reconnaître un prélat qu’il n’eût pas manquéd’excommunier ? N’était-ce pas remettre la paix de ces pro-vinces à la merci d’une bulle qui leur eût interdit l’obéis-sance ? D’ailleurs, l’influence que la France exerçait surl’Italie et l’Espagne, n’exigeait pas moins de ménagementsenvers le S-Siége. Pour lutter contre l’Angleterre, il fal-lait absolument le concours de l’Espagne : on sait que leclergé y règne plus que le Souverain; quel moyen aurait-oneu de perpétuer l’alliance entre un état gouverné par lefanatisme monacal et une république frappée des foudres duVatican? Il valait donc mieux laisser l’Eglise avec le schismedéjà existant, que d’engager alors une lutte aussi délicate.Faire décréter des fonds pour le clergé, pourvoir peu àpeu aux sièges vacants sans éclat, et laisser au temps le soinde faire le reste ; tel était peut-être le meilleur système àsuivre. Toutefois comme cela n’eût pas produit le résultatimmédiat qu’on désirait, Bonaparte qui venait d’apprécieren Italie l’influence que la religion catholique est susceptiblede donner à un gouvernement, préféra de traiter avec laCour de Rome, pour rétablir avec elle les choses à peu prèssur le pied où elles étaient avant la révolution. Il obtintnéanmoins pour l’Église gallicane plus de franchises qu’ellen’en avait jamais eu, et conserva au gouvernement le pou-voir de s’opposer aux excès du fanatisme religieux et auxdangers des maximes ultramontaines.

Reproches Cette transaction, non moins honorable pour la modéra-