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» Cependant les vraies dispositions des chefs noirs ne pu-» rent échapper longtemps au gouvernement français. Tous-» saint continuait à avoir des intelligences secrètes à la» Jamaïque et à Londres, il se permettait dans son adminis» tration des irrégularités qui ne pouvaient pas être attri-» buées à l’ignorance. Il avait constamment éludé l’ordre» réitéré de faire écrire en lettres d’or sur les drapeaux ces» termes de la proclamation du premier Consul : Braves» noirs , souvenez-vous que la France seule reconnaît votre» liberté!
;> Lorsque l’amiral Gantheaume appareilla de Brest au.» commencement de 1801 , avec une division de troupes» sous les ordres du général Sahuguet; il embarqua à son» bord un bon nombre de noirs et d’hommes de couleur, deu créoles destinés pour Saint-Domingue. Toussaint en parut» vivement inquiet ; l’on sut que dès-lors il avait résolu de» refuser l’entrée aux troupes françaises si elles étaient au-» dessus de deux mille hommes, et d’incendier le Cap si» l’armée de Sahuguet était assez forte pour qu’il ne pût pas» défendre la ville ; mais l’amiral Gantheaume donna dans» la Méditerranée ; il était destiné pour l’Egypte.
» La situation prospère où se trouvait la république dans» le courant de 1801, après la paix de Lunéville, faisait» déjà prévoir le moment où l’Angleterre serait oÿtligée de» poser les armes, et où l’on serait maître d’adopter un» parti définitif sur Saint-Domingue. Il s’en présenta alors» deux aux méditations du premier Consul : le premier de» revêtir de l’autorité civile et militaire et du titre de gou-» verneur-général de la colonie, le général Toussaint-Lou-