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HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.
» Le premier Consul inclinait donc pour le premier parti,» parce que c’était celui que paraissait lui conseiller la po-» litique, celui qui donnerait le plus d’influence à son pa-ît villon dans l’Amérique. Que ne pouvait-il pas entrepren-» dre avec une armée de25 à 30 mille noirs sur la Jamaïque,» les Antilles, le Canada, sur les Etats-Unis, même sur les» colonies espagnoles? Pouvait-on mettre en compensation» de si grands intérêts politiques avec quelques millions de» plus ou de moins qui rentreraient en France. Blais un pa-ît reil projet avait besoin du concours des noirs ; il fallait» qu’ils montrassent de la fidélité à la mère-patrie et à la» république qui leur avait fait tant de bien. Les enfants de» leurs chefs, élevés en France dans les écoles colonialesn établies à cet effet, resserraient tous les jours davantage» les liens de ces insulaires avec la métropole, n
Tous ces aperçus étaient spécieux ; mais il fallait, pourobtenir un résultat de ces derniers calculs, que Toussaintconsentît à embarquer ses régiments de noirs, et il étaitimprudent.de s’en flatter. Bonaparte convient lui-même queles relations de ce chef avec la Jamaïque et Londres avaienttranspiré, et qu’on avait déjà lieu de s’en méfier.
Accueil fait Le colonel Vincent débarqué au Cap avec les arrêtés flat-
JS ° nen 'Dateurs des Consuls, reçut de Toussaint, le bon accueil auquel ildevait s’attendre. Mais lorsqu’il vint descendre aux Cayespour y notifier à Rigaud la décision du gouvernement con-sulaire, il faillit devenir victime de la fureur de ce chef. H-faut l’avouer, un tel arrêt devait paraître injuste à un hommequi avait, rejeté avec dédain les offres de l’Angleterre. Rigauds’abandonna à tous les emportements du désespoir , et tan-tôt disposé à immoler Vincent, tantôt prêt à se poignarder