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Tome quinzième. Campagne de 1801, 1802 et de 1803.
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LIVRE XVIII , CHAT. CXII.

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3° L’envoi de cette force serait-il décidément plus propreà bouleverser, ruiner et émanciper la colonie qu’à la sou-mettre ?

4° Dans ce cas, vaudrait-il mieux attendre l’émancipationde la part du fourbe Toussaint lui-même , que de rien fairequi pût l’accélérer? ou bien n’y a-t-il pas plus d’inconvé-nients à lui laisser le choix de l’époque pour le voir pro-clamer son indépendance lorsqu’on ne pourrait plus l’at-teindre ?

Le premier Consul croyant les deux premières chancespossibles, leur donna la préférence sur le parti temporiseurqui ne lui paraissait qu’un acte de faiblesse, et lui montraitla perte de la colonie comme certaine. Si tous les élémentsdestructeurs conspirèrent la ruine de l’expédition, il n’estpas moins vrai qu’il serait par trop vigoureux de vouloir luien faire un crime.

Les préliminaires de Londres, qui furent signés pour ainsi L a p a j xdire au même instant, augmentèrent l’irritation de Bonaparte ^permeten lui laissant entrevoir un moyen presque certain de ven- de ,ente f

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ger l’honneur de la France, indignement outragé par un chef <Jilion -de rebelles africains.Ces sentiments qu’on ne saurait blâmer,étouffèrent jusqu’à l’idée d’une mûre délibération, et tous lesapprêts d’une expédition formidable furent ordonnés.

Trente vaisseaux de ligne et vingt frégates français et es-pagnols, appareillèrent au milieu de décembre, de différentsports, avec 20 mille hommes environ. Jamais armementaussi considérable n’avait paru dans les parages américains ;et telle est la différence des temps et des obstacles, quecette nouvelle Armada alla échouer contre des bandes d’es-