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Tome quinzième. Campagne de 1801, 1802 et de 1803.
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histoire des guerres de la révolution.

claves révoltés, à quelques lieues des mêmes contrées oùFernand-Cortez, avec un millier d’hommes, avait conquisun empire immense.

Le général Leclerc, beau-frère de Bonaparte, comman-dait cette entreprise; la flotte fut mise sous les ordres del’amiral Villaret-Joyeuse: ^

A. l’instant même où ce formidable armement quittait lescôtes de France, on recevait à Paris des nouvelles de la Gua-deloupe qui confirmèrent le premier Consul dans la résolutionqu’il avait prise de soumettre les colonies.

État de la Cette île beaucoup moins étendue et moins peuplée que

Guadeloupe ^ . , , , .

bamt-Uomingue (1), n avait pas ete sujette aux mêmes vicis-situdes. L’infatigable Victor Hugues, privé de commerce parles différends survenus entre la France et les Etats-Unis, ysuppléa par de nombreux armements en course, qui dédom-magèrent en quelque sorte de l’interruption des relations com- ^merciales. Les noirs et les hommes de couleur satisfaits durégime qui leur donnait toute leur liberté, se montraient éga-lement attachés à la métropole.

Cependant toutes les passions et les intérêts qui avaient

(i) La Guadeloupe compte 100 mille habitants, on sait qu’en1790 St-Domingue en avait 700 mille, y compris la partie espa-gnole. La Guadeloupe est séparée en deux par la rivière Saléequi est un canal plutôt qu’un bras de mer. La partie de l’estplus riche et bien cultivée, se nomme la Grande-Terre ; sa capi-tale est la Pointe-à-Pitre. Celle de l’ouest, couverte de mornesboisés, conserve le nom de Guadeloupe ; son chef-lieu est laBasse-Terre, jolie ville à l’extrémité de laquelle est bâti le fortSt-Charles. Le colonel Boyer de Peyreleau en a donné une très-bonne carte dans son ouvrage sur les Antilles.