LIVRE XVIII, CHAP. CXII.
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ébranlé S l -Domingue, agissaient ici avec la même violence ;et plusieurs factions se disputant l’autorité, menacèrent detroubler l’îlc. Victor Hugues fut rappelé en France ; l’a-gent-général Desfourneaux qui lui succéda, déporté par uncoup de parti, fut remplacé par une commission de troismembres ; mais celle-ci bientôt mutilée à son tour par la dé-portation du même général Lavaux qui s’était illustré par sabelle défense à Saint-Domingue, ne représentait dignementni la métrople ni les divers partis ‘de la colonie. Son admi-nistration parut d’autant plus onéreuse, que la prospérité gé-nérale allait en déclinant.
La mésintelligence entre les Etats-Unis et la France s’étantprolongée, et les premiers ayant armé plusieurs bâtimentspour protéger leur commerce, la course ne produisit plusrien ; les cultures , péniblement établies par le général Des-fourneaux sur le même pied que Toussaint les avait mises àSaint-Domingue, ne reprenaient pas avec autant d’activité,faute d’un chef noir qui eût assez d’ascendant sur les cultiva-teurs. Nonobstant cela une tranquillité éphémère régnaitdans l’île ; mais le volcan faiblement recouvert pouvait écla-ter aussitôt qu’on agiterait des questions qui toucheraient auxintérêts et aux passions de tous.
Les Consuls portant leurs regards vers les Antilles, avaient Les Consuls, , _ . , , . . , TT lui donnent
résolu de donner a la Guadeloupe un régime mitige. Un une
gouverneur-général, un préfet colonial et un grand-juge de- forme^de
vaient y exercer les trois branches du gouvernement, le pou- s ™ll r t ne ~
voir militaire, l’administration et la justice. Cette distinction
des pouvoirs, quoique clairement spécifiée dans les arrêtés
des Consuls, et susceptible d’être modifiée par une déclara-
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TOM. XV.